La rock à la Blankass, c'est loin d'être de la musique de comptoir : situées au croisement de l'énergie électrique, des ambiances folk inspirées, (teintées de rythmes bretonnants) et des instrumentations traditionnelles chaleureuses et enlevées, les chansons qui composent la majorité des albums de Blankass apportent à l'auditeur un souffle de poésie, une pincée de révolte, un soupçon de bonne humeur et un peu de vague l'âme. Résultat, Blankass nous transporte, nous réjouit, nous émeut, surtout sur leur dernier album, « Elliott », sublime de mélancolie, de douceur et de pudeur cristalline.
Guillaume et Johan Ledoux sont des habitués du rock et de la scène : en effet, avant de fonder Blankass, les frangins d'Issoudun ont fondé un premier groupe, Zéro de Conduite, avec Franck et Anne-Sophie Bolender, lorsqu'ils étaient mômes. Ils ont même fait les premières parties de groupes prestigieux, comme les Clash et les Gun Club. Zéro de Conduite se sépare à la fin des 80's, mais les frangins n'ont pas encore dit leur dernier mot puisqu'en 1990, Johan et Guillaume créent le groupe Blankass avec Philippe Ribodeau (saxo, bombarde, flûte
), Olivier Robineau (batterie) et Nicolas Combrouze (guitare). Bruno Marande rejoindra quant à lui Blankass en 1994. En 1991, Blankass s'associe avec le label Warner Chapell, et avant de sortir un disque, écument toutes les petites salles de l'hexagone ainsi que les festivals. C'est en 1995 que paraît le premier album éponyme des Blankass, qui cartonne grâce au hit « La couleur des blés ».
Trois ans plus tard, Blankass sort une seconde galette plus rock et engagée, « L'Ere de rien » sur un nouveau label, « Musidisc ». Ce deuxième album suit la même destinée que son aîné, en se vendant particulièrement bien. Mais côté maison de disques, les relations sont loin d'être au beau fixe : Musidisc souhaite en effet sortir l'album avant qu'il soit définitivement bouclé, ce que le groupe refuse. La justice règlera le problème et Blankass pourra publier « L'Ere de rien » quand il le souhaite. Ces problèmes inciteront cependant le groupe à quitter leur maison de disques, et cette fois, c'est le label qui n'est pas d'accord, Blankass étant pour lui une source de bénéfices et de revenus. Blankass se lance alors dans un combat juridique particulièrement laborieux (deux ans !) contre Musidisc, qui s'est fait entre temps racheter par Universal, ce qui rend la tâche plus difficile pour Blankass. Pour finir, c'est le groupe qui aura gain de cause et Blankass peut partir de chez Musidisc, libre de tout engagement.
En 2003, Blankass publie un troisième album, « L'homme fleur » sur le label Up Music, filiale de Warner, où l'on peut notamment retrouver le single « La Croisée » ainsi qu'une rappropriation toute personnelle d'« Another brick in the wall » des Floyd. Deux ans après, Blankass sort son quatrième opus, « Elliott », produit par John Hanlon (Neil Young) mixé par Ian Caple (Bashung, Tindersticks, Tricky) et côté technique, c'est Antoine Gaillet (Wampas, Magyd Cherfi
) qui est aux commandes. La chanteuse de Dolly est aussi de la partie et pose sa voix sur le morceau « Qui que tu sois ». L'année 2005 est décidément très riche en évènements puisque Blankass a aussi écrit « Clémence », une chanson cuivrée pour le nouvel album de Johnny Hallyday.
le dernier album les chevals est comme les précédents très bien, on ne se lasse pas de l'écouter .