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Aristide Bruant

Né le : 06 mai 1851 Mort le : 11 février 1925
Nationalité : France
Métiers : chanteur, auteur-compositeur, écrivain
Label : Domaine public | Genre : chanson française

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La biographie de Aristide Bruant

Nini peau d'Bruant

Chansonnier inspiré et poète populaire, Aristide Bruant a remis de l'argot dans la chanson française. Non content de lui offrir des thématique sociales et politques très à gauche, il a connu un immense succès, des années 1890 à 1920. Avec Nini Peau d'chien, Biribi ou A Bellevile , il a quadrillé Paris de ses refrains, en parlant le langage des petites gens, des voyous, avec une présence et une voix exceptionnelles. Star et monument national.

Bruant est né à Courtenay dans le Loiret. Il va  au lycée de Sens où il collectionne les premiers prix (grec, latin, histoire et musique vocale). En 1862, il compose sa première chanson. Mais ses parents démémnagent à Paris pour fuir les créanciers, À En 1867, il quitte le lycée et travaille chez un avoué, avant de devenir  apprenti, puis ouvrier-bijoutier. Il vit à Paris et en banlieue, fréquentant les restaurants pour pauvres, les cafés d’ouvriers, côtoyant les malheureux, les révoltés, les filles et les mauvais garçons. Il écoute leurs confidences et s’initie à leur jargon.

Premiers couplets
Pendant la Guerre de 1870, il est engagé  dans la compagnie des "gars de Courtenay", puis démobilisé, travaille à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Durant quatre ans, il se passionne pour le langage des cheminots, recherche les origines de l’argot jusqu’à François Villon. Il compose des romances qu'il chante dans les guinguettes Se produisant au Concert des Amandiers, il triomphe avec des chansonnettes comiques et des chants sociaux, commençant à en vivre très bien. Il se compose un costume avec veston long, pantalon à patte d’éléphant, gilet clairet et chapeau haut-de-forme. Incorporé au 113e de ligne, à Melun, il y écrit : V'la l’cent-treizième qui passe. Cette marche devient rapidement celle de la plupart des régiments français. Démobilisé, il franchit rapidement les étapes de la notoriété, avec ses premiers chefs-d’œuvre sur les quartiers de Paris, repris par les stars de l'époque, comme Paulus et Jules Jouy qui le fait entrer au Chat Noir, dont il compose illico la ballade.

Tous au Mirliton
Bruant y adopte sa nouvelle tenue : vareuse de velours côtelé noir avec culotte assortie, enfoncée dans de grosse bottes noires, chemise et cache-nez écarlates, avec une immense cape noire et ce feutre noir à large bords que son ami Toulouse-Lautrec a croqué. Un nouveau Bruant est né qui va dire leur fait à tous les empêcheurs de oturner en rond. Reprenant le lieu, il le rebaptise le Mirliton se met à insulter copieusement le public  qui apprécie ! Le chanteur réliste fait trembler les foules  d’Auteuil et de Passy  venues écouter les peines et les joies de la crapule. Dans sa poésie, la puissance du raccourci et la précision du terme dissimulent de longues recherches : "sept mois pour une chanson !" a-t-il déclaré à propos de Biribi.


Bientôt chatelain
Dans la rue, son premier recueil fait sensation. Anatole France écrivit : Le premier, Bruant a exprimé le pathétique de la crapule …  C’est la réussite : on le chante sur toutes les scènes, d'Eugénie Buffet à Yvette Guilbert. Il atteint rapidement la gloire internationale et, en 1895, abandonne son cabaret pour  des tournées à l'étranger et des galas mondains. Avec la gloire, la fortune arrive : des bénéfices du Mirliton aux confortables droits d’auteur et les gros cachets. En dix ans, il  s’offre un château à Courtenay, grâce à Nini Peau de Chien, à la Méloche, à Toto Laripette et à La Filoche. Il s'y retire avant qu'en 1898, il décide de se présenter aux élections législatives à Belleville. Mais flop ! il obtient seulement 525 voix…

Un monument
Il se retire en 1899 pour se consacrer à l'écriture, mais donne des spectacles ça et là, jusqu'en 1924 (un an avant sa mort) où il triomphe. Sa présence scénique, sa voix rauque et puissante et ses chansons ont fait de lui un monument de la chanson réaliste, l'inspirateur des Fréhel, Damia, Piaf, François  Bérenger, Renaud , jusqu'à Berassens, Pierre Perret, et les Garçons Bouchers. Il est un des poètes de l'argot de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Il laisse ainsi sa trace dans la chanson française contemporaine où le texte prime. Un bel héritage !



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JAURES 1914
Il y a 5 ans 10 mois Signaler ce commentaire
Un chanteur des rues qui avait de la gouaille...c'ètait l'époque ou les chanteurs ne roulaient pas sur l'or!
  • melissa
    2
  • indo!!!
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