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Mot de passe oublié ?
La biographie de Antipop Consortium
Après cinq années d'existence au compteur, le trio hip-hop expérimental Antipop Consortium, fondé à New York en 1997, aurait presque pu se targuer d'avoir été un groupe à la carrière musicale aussi éclatante qu'éphémère. Mais c'était sans compter l'annonce, à la fin de l'année 2007, de leur reformation. Pour le meilleur... et pour le dire.

Hérauts de l'électro hip-hop

Composé principalement des MCs Beans, M. Sayyid et High Priest, rejoint par le producteur Earl Blaize, Antipop Consortium s'illustre, dès la fin des années 90, comme un groupe avant-gardiste, grâce à ses productions électroniques et ses lyrics époustouflants. Après quelques maxis sortis sur la scène underground, dont "The Isolationist" en collaboration avec DJ Vadim, le groupe se fait remarquer par un certain Dan the Automator, qui les signe sur son feu label 75 Ark. A l'aube de l'année 2000, Antipop Consortium sort son premier véritable album, Tragic Epilogue, titre sensé marqué la fin d'une époque, le 20è siècle, et le début d'une ère nouvelle, celle des années 2000. Dès sa sortie, ce premier "jet" est perçu comme un véritable chef-d'œuvre tant par la critique que le public et il permet au trio de s'élever au même niveau que des groupes comme Compagny Flow, considéré comme l'une des formations rap expérimentales les plus influentes de la fin des années 90.
Passionnés par le rap old-school et l'électronica, nos hérauts d'Antipop mêlent avec grâce et agilité ces deux entités dans chacune de leurs compositions. Cela passe bien évidemment par l'utilisation de claviers, de machines à effet et autres boîtes à rythme, auxquels viennent s'ajouter un flow impétueux et quasi mécanique, caractéristique du groupe. Le succès de Tragic Epilogue ne tarde pas à lui ouvrir les portes du célèbre label britannique Warp Records, connu pour produire des artistes comme Aphex Twin, Boards of Canada ou Richie Hawtin. Antipop Consortium sort deux EPs, Ghostlawns et The Ends Against the Middle, sur lesquels il se fait remixer par L.F.O., abréviation de "Low Frequency Oscillation", duo anglais de musique électronique formé dans les années 90.

Rien ne va plus... ou presque

2002 voit naître le très attendu Arrhythmia, le deuxième opus d'Antipop Consortium. S'aventurant toujours plus sur la tangente électro hip-hop, la renommée du groupe prend de l'envergure, surtout après avoir tourné avec Radiohead et DJ Shadow dans le courant de l'été. Mais l'entente au sein de la formation n'est plus et Antipop se sépare. L'année suivante sort une collaboration posthume avec Matthew Shipp, un pianiste de free jazz américain. Le disque s'intitule sobrement Antipop Consortium VS Matthew Shipp.
La suite ? Eh bien, High Priest et M. Sayyid forment le groupe Airborn Audio et sortent un album, Good Fortunes en 2005 sur le label indépendant Ninja Tune. High Priest sort également un disque seul, Born Identity en février 2007. Quant à Beans, il se lance dès la fin d'Antipop dans une carrière solo prolifique, dans le style du groupe et dont le petit dernier, intitulé Thorns, sortait il y a quelques mois.

Mais la grande nouvelle dans l'histoire d'Antipop Consortium arrive fin 2007 avec la reformation du trio et l'annonce d'un nouvel album à venir, suite logique (ou pas) de l'album Arrhythmia. Après un passage remarqué au Printemps de Bourges en avril 2008 suivi de près par le festival lyonnais des Nuits Sonores, les fans attendent avec impatience la sortie de leur troisième disque. Qu'on se le dise : Antipop Consortium n'est pas mort ! Mieux, le voilà ressuscité.



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