Agoraphobic Nosebleed est un groupe de grindcore américain formé en 1994 dans le Massachusetts. A ses débuts, le groupe subit (comme la plupart des groupes de grind, comme c’est bizarre…) un nombre incalculable de changement de line up. Seul le guitariste/programmeur batterie Scott Hull (qui joue également dans Pig Destroyer) reste en permanence dans le groupe. La formation se stabilise avec les chanteurs Jay Randall et Carl Schultz, et le bassiste Richard Johnson. Mais Agoraphobic ne trouve aucun batteur à sa sauce et décide alors de programmer les parties de batterie, c’est Scott Hull qui s’en charge. Le groupe fut l’un des premiers à utiliser cette méthode, ce qui influença une multitude de groupe de cybergrindcore par la suite (comme The Berzerker par exemple). Le groupe commence alors à bosser et sort d’abord une série de démo et de splits entre 1995 et 2002, comme la plupart des groupes poétiques de grindcore. Agoraphobic invite des groupes comme Enemy Soil, Ulcer, Cattlepress, Laceration, Converge… pour enregistrer des albums parlant principalement de drogues et de violences, ce qui reflète leur idéologie proche de la culture punk. Il faut attendre 2002 pour que le groupe sortent pas moins de 2 albums (on va appeler ça comme ça). Le premier s’intitule « Altered States Of America » et comprend pas moins de 100 titres !!! 100 chansons toutes différentes et bien corset au son dégueulasse à souhait. Le 2ème est « Frozen Corpse Stuffed With Dope » et est également une démonstration de carnage auditif. Seul les fans de grind peuvent percer le secret du groupe. Une chose est sûre, c’est que ça blaste sévère et que les types qui gueulent (on peut pas nommer ça des chanteurs) sont vraiment, mais vraiment énervés. En 2005, la machine se remet en marche pour sortir un double album. Attention !! Déjà on rentre 100 titres dans un seul alors là, c’est carnage ! « Bestial Machinery » est composé de 139 titres de porcs purs. Un défouloir extrême pour les amateurs du genre.